Surveiller et punir

Surveiller et punir

Un détenu sur quatre souffre de troubles psychotiques. C'est huit fois plus que la population générale. L'excellente revue de l'Observatoire international des prisons, Dedans Dehors, se demande dans son n° 99 comment la prison est devenue en dépit du bon sens un lieu de « soins ». Comment peuvent s'articuler le sécuritaire et le thérapeutique ? Le statut de détenu primant aujourd'hui trop souvent sur celui de malade, « on rencontre des gens laissés depuis des années dans l'incurie, avec de grandes barbes, plus de dents, prostrés comme au fond d'une grotte », rapporte une psychiatre.

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