PHILIP ROTH EN QUATRE MERVEILLES

PHILIP ROTH EN QUATRE MERVEILLES

Avant de devenir une silhouette de Giacometti qui prophétisait l'extinction prochaine de la littérature et écrivait des romans où il s'enterrait préventivement (Un homme), Philip Roth a été une figure des années 1960, avec ce que cela suppose de barbe et de facéties contestataires. Mais, d'un bout à l'autre de sa carrière, il est resté un romancier à idées - un de ces écrivains capables de leur donner vie, par la narration, et de les faire apparaître sous leurs multiples facettes. Pour qui a la chance de ne pas l'avoir encore lu, voici quatre livres cardinaux de son oeuvre.

La Plainte de Portnoy (1 969), ou le conflit entre ethos et Éros

Comment lit-on aujourd'hui La Plainte de Portnoy, près d'un demi-siècle après sa première publication en 1969 (en 1970 en français sous le titre Portnoy et son complexe) ? Certes, c'est toujours le récit scandaleusement drôle des séances d'analyse d'Alexander Portnoy, avocat juif new-yorkais de 33 ans, chez le docteur Spielvogel. Sur le divan, la parole se libère. Portnoy a tout le loisir de parler de son enfance dans le quartier juif de Newark (New Jersey), de sa mère étouffante, de son père, de sa soeur, de cette communauté juive des années 1930, et surtout de ses fa ...

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