Par-delà l'apocalypse

Par-delà l'apocalypse

Beckett dépeint-il la fin du monde ? Alors que nous vivons dans la hantise d'une catastrophe globale, l'hypothèse est tentante. Sauf que, chez lui, la fin s'étire à l'infini, empêchant le néant de définitivement s'imposer.

des SDF sous leur couverture, des mouroirs à l'abandon, la planète jonchée de détritus... mais oui, c'est du Beckett ! Les images de la déchéance produisent une triste analogie avec les situations familières de l'écrivain. Clochards, façades grises, désespoir font en effet partie d'un décorum devenu presque un cliché, autorisant ce dépit parfois cynique devant la misère réelle : ça ressemble à du Beckett ! La ressemblance se renforce aujourd'hui avec un monde de plus en plus apocalyptique. Le temps n'est plus aux lendemains qui chantent, il incite plutôt à la peur et au souci de préserver ce qui tient encore debout. Les avant-gardes politiques et artistiques avaient autrefois fix ...

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