Orphéece qu'il te plaît

Orphéece qu'il te plaît

Si Apollinaire libère la poésie des contraintes passées,il n'est pas un tenant de la table rase et n'oublie jamais la tradition qui l'a précédé, de Villon à Verlaine ou Nerval. De même, « l'homme-époque », en autodidacte éclairé, est aussi épris d'avant-garde que de culture populaire.

dans un entretien radiophonique de 1952, André Parinaud lance à André Breton : « Guillaume Apollinaire, voilà le grand nom lâché. » Répondant longuement sur l'importance de son aîné, le poète surréaliste a cette formule ambiguë : « Le lyrisme en personne. Il traînait sur ses pas le cortège d'Orphée. » Hommage révérencieux ? Voire. Il n'est que de lire les phrases qui précèdent : « C'était un très grand personnage, en tout cas comme je n'en ai plus vu depuis. Assez hagard, il est vrai. » Ce disant, Breton fait d'Apollinaire le dernier Poète majuscule, le monument lyrique par excellence qui, la guerre aidant, referme une ère pluriséculaire de tradition poétique à quoi le surréalism ...

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