L'enfance, à nouveau

L'enfance, à nouveau

qui connaît bien le Douanier Rousseau sait que le grand art naïf n'est pas niais ou simpliste : il révèle au contraire l'intensité parfois violente du schématique, la perversité potentielle du décalque enfantin, le vertige de l'aplat saturé ou de la broderie. Bon, la peinture naïve, on voit ce que c'est. Mais la littérature naïve ? Sans souci du qu'en dira-t-on, Patrice Pluyette essaie quelque chose de ce genre, comme s'il transposait Ponge dans le registre du conte rocambolesque. Cette fois-ci, c'est un homme qui retombe en enfance, dès la première phrase : « Tout porte à y croire : en pleine retraite monsieur Henri se remet à naître. » Tout au plus saisit-on qu'il vit seul, ave ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article