la lettre d'amour

la lettre d'amour

Ce mois-ci, le philosophe Charles Pépin rend hommage à Benjamin Biolay pour sa capacité à faire confiance à ses doutes.

J'aime en vous, cher Benjamin, qui maîtrisez tant d'instruments, celui que vous maîtrisez le moins : cette voix qui touche et enveloppe, qui tremble et s'aventure au bord de la fausseté sans y tomber vraiment, cette voix qui nous attrape en se rattrapant, cette voix qui pose un monde en deux secondes. « Comme de l'à-peu-près, l'amour a horreur du retard. » Je n'imagine pas d'autre voix pour dire ça. Pas d'autre voix pour murmurer : « De tramontane en alizé/Vogue mon âme vandalisée. » Pas d'autre voix pour affirmer avec autant de précision : « Je ne me rappelle plus/Mais je m'en souviens/J'ai tout oublié, mais tout me revient/ On escaladait nus des montagnes de joie/Pour parvenir à cru au ...

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