Jacques Brel, sans répit

Jacques Brel, sans répit

Et si le chanteur était un grand rockeur méconnu ? Un écrivain, ancien fan de punk, raconte comment il a appris à l'aimer.

nous vivions dans une ZUP de Poitiers, les Couronneries, côté immeubles verts, ceux des riches, comme on disait ; juste moins pauvres que les oranges. Selon les saisons et les affaires (un beau-père ébéniste, une mère brocanteuse), on déménageait. Le plus simple, c'était sur le même palier. On glissait meubles et cartons d'un appartement à l'autre ; un coup chambre à part ; un coup chambre à deux avec ma soeur aînée. Brel n'était qu'un disque bleu sous la chaîne hi-fi des parents ; je découvrais le rock'n'roll, ma période Johnny, j'avais 10 ans, on allait au Rallye acheter des 33 tours qui coûtaient 9,90 F, des vinyles au graphisme torride. « Elle est terrible » était ma chanson ...

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