Fin de partie épistolaire

Fin de partie épistolaire

Le quatrième et dernier tome de la correspondance de Beckett vient de paraître. Le jeune chien fou du premier volume, loin derrière lui, laisse place à des mots de plus en plus lapidaires, à la fois doux, humbles et fulgurants.

giacometti mort. George Devine mort. Oui, conduis-moi au Père-Lachaise, en brûlant les feux rouges », écrivait Samuel Beckett à son amie Jacoba Van Velde en janvier 1966. Bien dit, mal vu : l'auteur de Godot dut attendre encore vingt-quatre ans pour tomber, le 22 décembre 1989, dans le trou creusé à son intention non au Père-Lachaise, mais au cimetière du Montparnasse. Tout le temps, donc, pour goûter aux aléas de l'existence et à son lot d'emmerdements : santé et vue chancelantes, hécatombe d'êtres aimés, sollicitations en tous sens, problèmes récurrents avec les adaptations de ses pièces dans le monde entier, doutes sur la validité de son oeuvre, passée, présente et en ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article