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À PROPOS DE PROUST

« J'ai lu le premier volume de Du côté de chez Swan, et je le trouve étrangement inégal. Il y a des choses incomparables - Bloch, Françoise, tante Léonie, Legrandin -, et puis des passages qui sont d'une méticulosité pénible, artificiels et presque malhonnêtes. Il est difficile de savoir quoi en penser. Il maîtrise si absolument sa forme qu'il en devient le plus souvent l'esclave. Certaines de ses métaphores illuminent une page entière et d'autres semblent obtenues laborieusement dans le plus terne désespoir. [...] Sa loquacité est certainement plus intéressante et habile que celle de Moore, mais pas moins débordante, le vomissement larmoyant de tout ce qui a été ingurgité par ...

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