Colocation franco-russe

Colocation franco-russe

Entre passé et présent, l'écrivain-traducteur dessine dans une langue cadencée sa géographie intime.

Dans L'Appartement d'André Markowicz, on entre par plusieurs seuils. L'un, « en guise d'exergue », est une traduction de la poétesse Anna Akhmatova ; l'autre, « en guise de préface », narre le retour fantomatique d'une grande tante, trente ans après sa mort. L'un évoque la force de l'oubli, l'autre le surgissement du souvenir. Une chose et son envers, une traduction et un récit, mais unis par une même scansion : celle du « pentamètre iambique », ce vers musical de Pouchkine, si cher au traducteur Markowicz.

C'est sa forme qui distingue d'abord cet Appartement : l'originale beauté de ce long chant dont le flux exigeant, cadencé, ponctué d'échos et d'incises, appe ...

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