« DES MITRAILLEUSES D’ORCOASSENT LES LÉGENDES »

« DES MITRAILLEUSES D’ORCOASSENT LES LÉGENDES »

visée » d'Apollinaire me touche en plein coeur. Je lis ce poème comme le récit de la déflagration d'un obus dont la « visée » menaçante reste ignorée jusqu'à la dernière seconde par les très jeunes soldats finalement atteints par lui. Le poème-calligramme figure l'explosion tandis que la lettre de son texte me raconte son attente. Je « vois » un champ de bataille nocturne illuminé de proche en proche par des fusées éclairantes donnant à la robe des chevaux cette « couleur cerise », couleur rouge sang qui m'évoque la chanson si mélancolique des communards. Bien avant l'explosion du dernier vers, « des mitrailleuses d'or coassent ». Le sifflement des balles court dans l'allitératio ...

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